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L’Irak interdit le jeu PUBG pour «incitation à la violence» 



PlayerUnknown’s Battlegrounds a été banni mercredi par un vote du Parlement irakien. Le caractère violent et addictif du jeu vidéo, succès mondial, a joué en sa défaveur.



L’Irak vient de remporter une victoire contre l’industrie du jeu vidéo. Le Parlement irakien a voté ce mercredi 17 avril l’interdiction d’utiliser le jeu PlayerUnknown’s Battlegrounds en justifiant une «incitation à la violence» dans un État ravagé par les guerres. «Étant donné que certains jeux vidéo ont un impact négatif sur la santé, la culture et la sécurité de la société irakienne, ils posent également des menaces sociales et morales à de nombreux enfants, garçons, filles et étudiants de l’école et de l’université […] il s’impose de bloquer tout ce qui est lié au jeu et à la vente de ces jeux vidéo violents», a déclaré Sameaa Gullab, responsable du comité de la culture et des médias du parlement. Le Parlement irakien a adopté la proposition à une large majorité.

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Le jeu de combat multijoueur PUBG a démocratisé sur console et ordinateur les duels en arène avec son mode «battle royale». Il s’agit d’un jeu où des centaines de joueurs sont parachutées en même temps dans une zone de conflit. Ils doivent trouver des armes et de l’équipement pour s’entre-tuer afin d’être le dernier joueur debout. L’année dernière, les développeurs du jeu ont annoncé avoir 400 millions de joueurs dans le monde. Le jeu de survie compte de nombreux adeptes en Irak, notamment grâce aux applications iOS et Android. La presse irakienne locale a fait l’écho ces derniers jours d’endettements et de divorces provoqués par ces plateformes mobiles. L’engouement autour du titre développé par PUBG Corporation aurait conduit à près de 40 000 divorces dans le monde et à plus de 20 cas en Irak.

Plus tôt dans l’année, l’influent leader chiite Moqtada Sadr, ancien chef d’une puissante milice, avait appelé les jeunes à abandonner le jeu dans un communiqué. «Cela me désole de voir nos jeunes se faire laver le cerveau par PUBG», fustige-t-il dans sa déclaration. En Irak, 60% de la population a moins de 24 ans. «La société irakienne se dégrade car les jeunes sont occupés par les combats sur les champs de bataille de PUB. Quel est le but de ce jeu? Qu’est-ce qui vous profitera si vous aviez tué une ou deux personnes en jouant à PUBG? Ce n’est pas un jeu militaire ou intellectuel», renchérit-il.

Un coup de semonce qui pourrait se répéter

PUBG, Fortnite, Blue Whale et d’autres jeux multijoueurs sont concernés par cette nouvelle loi. L’Autorité des télécommunications à prendre les mesures nécessaires pour interdire l’accès à ces plateformes en Irak. L’adoption de cette législation dans la région du Kurdistan est encore floue pour le moment. En vertu de la constitution, le parlement régional a le pouvoir d’amender ou de rejeter les lois du gouvernement central sur des questions ne relevant pas de l’autorité fédérale.

En avril dernier, le gouvernement du Népal a censuré le jeu PUBG en invoquant des risques d’addictions. Il y a quelques semaines une dizaine de joueurs Indiens ont été arrêtés dans l’État du Gujarat pour avoir été surpris en train de jouer au titre. Le jeu avait été temporairement banni sur l’ensemble du territoire Indien. Selon une liste relayée sur Reddit, le sort de PUBG en Chine reste toujours préoccupant avec une menace d’interdiction qui pèse pour un contenu «gore, inapproprié et vulgaire». Un comité national d’éthique se penche sur la question depuis le mois d’août.



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